Charte méditerranéenne pour la promotion de la PME

La région Méditerranée est amenée à devenir à l’horizon 2010 une vaste zone de libre échange et de prospérité économique. Les 43 pays de l'Union pour la Méditerranée (UPM) ont conclu un accord de compromis sur un partenariat appelé à donner un nouveau souffle aux relations entre des Etats européens, nord-africains et proche-orientaux très inégaux par le degré de développement. La nouvelle alliance Nord-Sud remplacera le processus de Barcelone, partenariat euro-méditerranéen créé en 1995, et s'attellera à une série de projets concrets dans les secteurs de l'énergie, de l'eau, de l'éducation et des PME entre autres.

Les différents mouvements de dirigeants d’entreprise se doivent d’être un outil au service de leurs membres permettant une amélioration permanente de leur propre performance et donc de celle de leurs entreprises. Pour cela, le dirigeant se doit d’être à l’écoute permanente des profonds changements que subit l’économie mondiale et celle de notre région en particulier.

Les préoccupations communes à tous les partenaires méditerranéens se formulent dans les termes suivants :

Comment saisir les opportunités offertes par l’ouverture de l’espace économique méditerranéen ?
Comment rester compétitif et créer le nombre d’emplois suffisant pour les nouveaux arrivants sur le marché du travail ? Comment favoriser l’acte d’entreprendre et attirer de nouveaux investissements étrangers de façon durable ?

L’entreprise, comme moteur de la croissance et du progrès économique et social, est au coeur de toutes ces préoccupations.
La principale conviction du CJD est de promouvoir l’environnement de l’entreprise et de l’entrepreneur. En effet, il faut rappeler que l’entreprise est le principal créateur de richesses et pour cela, l’esprit d’entreprendre doit être développé.
Au sein de son mouvement, le CJD affirme ses valeurs reposant sur le développement de la performance globale de l’entreprise : à savoir, que la performance doit être certes économique mais qu’elle doit s’accompagner d’une performance sociale, sociétale et environnementale.
Pour cela, le CJD agit sur le dirigeant, à travers sa formation, son travail de réflexion, ses échanges avec ses pairs.

Axes stratégiques de réflexion et d’action :

1. Développer l’esprit d’entreprendre

La stimulation de l'esprit d'entreprendre doit se faire dès le plus jeune âge. Les connaissances générales sur l’entreprise, les attitudes entrepreneuriales et les compétences nécessaires pour entreprendre doivent être développées à tous les niveaux scolaires :

  • En développant des modules spécifiques à la gestion d’entreprise devraient devenir un élément fondamental des systèmes d'enseignement, dans les collèges, lycées et à l’université.
  • En encourager tout soutien des initiatives entrepreneuriales des jeunes et développement des programmes de formation appropriés pour les dirigeants d’entreprises.
  • En mettant l'accent sur les compétences pour évaluer les idées commerciales, ainsi que sur la capacité à réaliser des « business plans crédibles ».
  • En adaptant les besoins du marché travail par un dialogue entre le secteur privé et le système éducatif.

2. Des formations adaptées

Des compétences adaptées sont l’atout majeur d’une entreprise. La qualification du personnel doit être constamment améliorée :

  • En développant la formation professionnelle continue pour les salariés.
  • En aidant les salariés à se reconvertir et saisir les nouvelles opportunités d'emploi
  • En aide à l’adaptation des programmes universitaires aux besoins des sociétés innovantes et en resserrant les liens entre la recherche, l’université et l'industrie

3. Des associations professionnelles fortes

La représentation des intérêts des PME doit être renforcée dans le processus politique et législatif :

  • En développant les canaux de communication avec les pouvoirs publics pour que ceux-ci consultent en permanence les associations professionnelles, et réfléchissent aux moyens d’aider au développement de leurs compétences et de leur efficacité.
  • En agissant dans l’intérêt des membres en les informant en continu sur la législation et les normes en vigueur dans la région méditerranéenne.

4. Des réseaux méditerranéens renforcés

Des réseaux efficaces et des partenariats forts sont essentiels pour saisir les nouvelles opportunités du marché. Les difficultés auxquelles les PME sont confrontées sont davantage liées à leur isolement qu’à leur taille. Cette amélioration doit passer :

  • Par la mise en commun des ressources, seule manière de financer les investissements requis pour satisfaire les exigences des marchés extérieurs en termes de qualité, quantité et réactivité.
  • Par l’accès des PME à de nouvelles technologies et aux techniques modernes de management.
  • Par l’organisation des rencontres régulières et thématiques entre dirigeants d’entreprise, entrepreneurs et investisseurs, base de renforcement de la coopération.
  • Par l’incitation des initiatives visant à mettre en réseau les organismes de soutien aux entreprises dans la région méditerranéenne entre agences de promotion des investissements et des PME.

En résumé le groupe de réflexion « REGARDS CROISES » s’engage à se réunir une fois par an pour poursuivre la réflexion et la concrétisation du partenariat méditerranéen, et ceci par l’organisation de séminaires, conférences et formations communes. Par ailleurs, un livrable de cette rencontre et des suivantes sera mis en ligne sur les sites des différents partenaires.
L’organisation se fera d’une manière tournante, l’organisateur nommera le suivant.■

CJD MAROC